Embarquons-nous à bord d'un beau voilier ou sur un radeau de fortune et laissons-nous porter par les eaux jusqu'aux rives du roi Rapontchombo.
Venez, enfonçons-nous dans les profondeurs de l'histoire et remontons le temps.
Nous sommes en 1839.
Il fait chaud.
Sous le soleil d'Afrique centrale, un pays de plus va léguer son sort "à nos ancêtres les Gaulois": il s'agit du Gabon.
Nous sommes le 9 février. Sur les côtes du royaume Mpongwè, Dowè Rapontchombo, le plus puissant des rois locaux, s'apprête à signer un pacte avec un homme venu d'ailleurs, de cet autre côté du rivage, là où les hommes ont une autre couleur, par-delà l'océan Atlantique, là d'où viennent et repartent des navires avec à leur bord, des visages qu'on ne reverra jamais. Cet homme, Louis Edouard Bouët-Willaumez est à la fois: comte, officier de marine, explorateur et amiral français. Il fait la chasse aux bateaux négriers en escale sur les plages africaines.
